ACTE PREMIER
JEANNE
Yoyo a de l'esprit.
M.VRTIGNY.
Et un aplomb! En voilà une que je n'aurais pas voulu pour femme! Ah! sapristi, que tu lui fais tort!
JEANNE
Moi, je n'ai pas d'esprit.
MARTICNV.
Moi non plus. Et comme nous avons raison! Ah! ma chérie, si tu étais seulement un peu moins...
Il cherche.
JEANNE
Moins quoi?
MARTIGNY
Moins... paisible, moins... agneau, moins... Bah! je ne sais pas ce que je dis, et je t'adore tout de même.
Il veut l'embrasser, après avoir regardé tout autour de lui. JEANNE, regardant tout autour d'elle et se dégageant.
Pierre!... Mon oncle m'attend, mon ami.
MARTIGNY, maussade.
C'est bon. Je retourne à mon laboratoire.
GERTRUDE, venant par la droite et remettant une carte à Jeanne.
Une dame qui demande à voir madame.
JEANNE, lisant la carte.
« Madame Mériel. »
MARTIGNY
Tu connais?
Un peu. C'est la vieille dame qui vient d'acheter les Tilleuls. Je l'ai rencontrée deu.x ou trois fois à la promenade. Elle a été charmante pour les enfants. Elle paraît très comme il faut, et très bonne... Veuve dun
magistrat, je crois... Je me suis informée, on n'en dit que du bien. Elle m'a demandé la permission de venir me voir, en voisine.
MARTIGNV.
Alors reçois-la.
JEANNE
Et parrain qui m'attend?
MARTIGNV, ù Gertrude.
Faites entrer cette dame, et allez prévenir monsieur Chambray que madame ne peut pas aller le retrouver.
Gcrtrudo sort.
JEANNE
C'est cela. Au revoir, mon ami.
M A U T I G N Y , plus content.
A tout à Iheure.
Il sort par la gauclie.