‹ Théâtre de Jules Lemaitre (volume 3)Chapitre 117 sur 225 · C FI A M B 11 A Y · texte numérisé non relu

C FI A M B 11 A Y

Elle sait tout, voilà le fait. Et, comme c'est une créature très candide, très loyale, que votre trahison a dû, par conséquent, bouleverser tout entière, et aussi une âme tendre et aimante, capable, sous sa douceur, de sentiments très profonds... enfin, qu'est-ce que vous voulez? c'est triste à dire, mais je me demande si elle pourra jamais vous pardonner. En tout cas, bien sincèrement, je vous conseille, dans votre intérêt, de ne pas la voir en ce moment. Ce serait maladroit; cela ne ferait qu'exaspérer sa souffrance et sa rancune. Croyez-moi, mon ami, ne la voyez pas; laissez passer la crise... C'est d'ailleurs le meilleur moyen de lui dérober certaines démarches... probablement inévitables, et qu'elle ne doit pas connaître.

Quelles démarches?

cil AMBRA Y.

Dame! mon ami, quand on s'est offert la .t....i.. v. ...i autre et qu'il en est informé, il faut généralement s'attendre...

MAIITIGNV.

Tiens! c'est vrai... Montaille va sans doute m'envoyer ses témoins. Je n'y avais pas encore pensé.

CHAMBRAV.

Il va sans dire, mon ami, que, si vous souhaitez mon assistance... J'ai assez rexpériencc de ces choses-là.

MARTIGNV.

Merci, vous êtes bien bon... Mais, je suis bétc! Il ne sait rien, Montaille. Il ne veut rien savoir, c'est mémo sa force. Il m'a tendu la main on s'en allant. A!«^^i'

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