ACTE TROISIEME
CHAMBRAV, un peu étonné.
Vous avez bien dit ra... Après tout, c'est possible, et j'aime autant. Vous êtes fâchée?
YOYO
Je n'en ai pas le moyen.
CHAMIÎRAY.
J'ai fait aussi ma gaffe; je vous demande pardon... là... Mais votre mari?
YOYO
Condamné à garder la chambre. Rien de dangereux, mais une forte fièvre. Vous me l'avez défiguré, vous savez? vous êtes épatant!
Pauvre diable!... C'est drôle que, pendant ce tempslà, vous et moi...
YOYO
La vie est pleine de ces choses-là... A ce soir, huit heures?
CHAMBRAY
C'est convenu.
YOYO, s'apercevant qu'elle est restée dégx'afée.
Comme je suis faite !
CHAMBRAY
Mais... très bien, je n'en doute pas... Vous permettez?
Il la ragrafe.
YOYO
Vous y mettez le temps.
CHAMBRAY
Un rien m'amuse.
YOYO
Un rien? (Se cambrant.) Je ne suis pourtant pas une ombre. A ce soir?
CHAMBRAY
A ce soir.
Il l'embrasse longuement. Elle sort.