‹ Théâtre de Jules Lemaitre (volume 3)Chapitre 179 sur 225 · GEORGES, THÉRÈSE · texte numérisé non relu

GEORGES, THÉRÈSE

GEORGES, joyeux.

Vous?

THÉRÈSE

Suzanne n'est pas ici?

GEORGES

Vous ne l'avez pas rencontrée?

THÉRÈSE

Non.

GEORGES

Elle vient de sortir.

Alors je me sauve. Je venais la prendre.

GEORGES

Justement, elle se plaignait de ne plus vous voir. Elle disait que vous vous éloigniez de nous.

THÉRÈSE

Vous savez bien que non. Mais je viens d'être mêlée si intimement à sa vie... J'ai peur quelquefois que ma présence ne lui soit un peu pénible, du moins dans les

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premiers temps... et je ne veux pas m'imposer... C'est un sentiment bien facile à comprendre.

GEORGES

Évidemment.

THÉRÈSE

Lui avez-vous dit que le hasard nous avait fait nous rencontrer deux ou trois fois à l'heure où vous sortez de l'usine... ce qui est tout naturel, puisquf^ r'o^* Jm.w mon quartier.

GEORGES

A quoi bon le lui dire? Elle croirait que nous parlons d'elle, cela l'inquiéterait. Il vaut mieux qu'elle ne sache pas.

THÉRÈSE

Évidemment.

GEORGES

Ah ! Thérèse, ces bonnes promenades avec vous, ces causeries — trop courtes — le long des grands quais déserts... ce sont mes seuls bons moments, à moi. J'étoufferais, si je ne vous avais pas. Comme c'est gentil détre venue ! Voulez-vous que je vous dise"? Je vous attendais un peu.

THÉRÈSE

Alors... vous et Suzanne, ça ne va pas mieux?

GEORGES

Ah! bien oui! Je viens encore de lui faire une scène absurde.

A propos de quoi ?

GEORGES

01) ' ;'i jirnpo^ de rien.

THÉRÈSE

Est-ce qu'elle n'est pas gentille avec vous?

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