GEORGES, THÉRÈSE
GEORGES, joyeux.
Vous?
THÉRÈSE
Suzanne n'est pas ici?
GEORGES
Vous ne l'avez pas rencontrée?
THÉRÈSE
Non.
GEORGES
Elle vient de sortir.
Alors je me sauve. Je venais la prendre.
GEORGES
Justement, elle se plaignait de ne plus vous voir. Elle disait que vous vous éloigniez de nous.
THÉRÈSE
Vous savez bien que non. Mais je viens d'être mêlée si intimement à sa vie... J'ai peur quelquefois que ma présence ne lui soit un peu pénible, du moins dans les
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premiers temps... et je ne veux pas m'imposer... C'est un sentiment bien facile à comprendre.
GEORGES
Évidemment.
THÉRÈSE
Lui avez-vous dit que le hasard nous avait fait nous rencontrer deux ou trois fois à l'heure où vous sortez de l'usine... ce qui est tout naturel, puisquf^ r'o^* Jm.w mon quartier.
GEORGES
A quoi bon le lui dire? Elle croirait que nous parlons d'elle, cela l'inquiéterait. Il vaut mieux qu'elle ne sache pas.
THÉRÈSE
Évidemment.
GEORGES
Ah ! Thérèse, ces bonnes promenades avec vous, ces causeries — trop courtes — le long des grands quais déserts... ce sont mes seuls bons moments, à moi. J'étoufferais, si je ne vous avais pas. Comme c'est gentil détre venue ! Voulez-vous que je vous dise"? Je vous attendais un peu.
THÉRÈSE
Alors... vous et Suzanne, ça ne va pas mieux?
GEORGES
Ah! bien oui! Je viens encore de lui faire une scène absurde.
A propos de quoi ?
GEORGES
01) ' ;'i jirnpo^ de rien.
THÉRÈSE
Est-ce qu'elle n'est pas gentille avec vous?