‹ Théâtre de Jules Lemaitre (volume 3)Chapitre 209 sur 225 · C LÉO PII ILE · texte numérisé non relu

C LÉO PII ILE

Je pense là-dessus comme le roi, madame.

Je trouve naturel, logique et bienséant

Que cent mille guerriers se meurtrissent céans,

Et que roulent les chars, et sonnent les armures,

Et se fendent les fronts comme des figues mûres,

Et qu'au champ de carnage, où planent les corbeaux,

Les chevaux effarés rougissent leurs sabots,

Et qu'Ares furieux entrechoque deux mr)n(les —

Pour une femme à l'ceil tranquille, aux tresses blondo<.

Et qu'enfin cette femme, Hélène, ce soit vous...

De mon frère et de tous les chefs je suis jaloux.

Chaque matin, au jeu de la lance et du glaive

Avec mon père Hector je m'exerce, et mon révc,

C'est qu'un jour, dans la plaine ou du haut du rempart.

Je puisse vous défendre, Hélène, pour ma part...

Hélas! si vous vouliez m'aimer, ô ma déesse!

HÉLÈNE

Mais d'une grande sœur j'ai pour toi la tendresse.

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