ACTE DEUXIÈME
tir et juger les choses de la même façon. C'est ainsi que vous m'êtes devenue peu à peu nécessaire, et voilà pourquoi j'ai besoin maintenant de vivre auprès devons» de vivre avec vous, de vivre pour vous, toujours. Ne dites i)as que cela est impossible. Nous sommes deux malades, chacun à notre manière. Le genre de vie que les médecins vous ordonnent est précisément celui que j'avais choisi. Nous nous soignerons ensemble... Enfin, mademoiselle, je vous aime, et vous me rendriez bien heureux si vous consentiez à être ma femme.
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\otre femme?... Quoi, c'est vrai? c'est bien vrai? Je ne rêve pas?... Ce qui m'arrive est si imprévu, si extraordinaire!... Des mots que je ne croyais jamais, jamais entendre... (Dans une explosion de joie.) Alors on peut donc m'aimer... comme une femme? Mais si on peut m'aimer, c'est donc que je puis vivre! c'est donc qu'on en est sûr! Car autrement... A moins que je n'aie rencontré un saint... Dites-moi vite que vous n'en êtes pas un, monsieur... Vivre! un jour, bientôt!... respirer!... ne plus sentir la mort à chaque souffle dans sa poitrine!... aller, venir, courir, avoirun mari!... avoir desenfants!... Vivre, et faire de la vie et de la joie autour de soi!... Oh! que je suis heureuse! que je suis heureuse!...
JACQUES
Alors, c'est entendu, vous voulez bien? Je puis parler à votre mère?