‹ Théâtre de Jules Lemaître. -Chapitre 180 sur 273 · ACTE TROISIEME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME

11 est bien bon.

SIMONE

Oh 1 il a pour toi beaucoup d'amitié, je t'assure... 11 a raison : car c'est à toi, ma bonne Marthe, que nous devons notre bonheur... Tu te souviens, quand je m'étais mis dans la tète que tu devais l'aimer?... C'est pour cela que j'ai eu le courage de lui parler... et tout notre bonheur vient de là... Toi, tu résistais, tu ne l'aimais pas... Heureusement! Sans cela, qu'est-ce que nous serions devenus?

Xl.VRTHE, éclatant.

Tu es sûre que les choses se sont passées comme lu dis?

SIMONE, cffravée.

Marthe!

M.\RTHE.

Alors pourquoi, après lui avoir parlé, avais-tu peur de moi? Pourquoi t'es-tu mise à genoux? De quoi m'astu demandé pardon? (Sapprochant et lui parlant les yeux dans

les yeux.) Rappelle-toi, Simone, et ne mens pas. Tu le sais bien que je l'aimais! Tu le sais bien, que tu m'as trahie! Tu le sais bien, que tu me l'as volé! Ose dire que tu ne le sais pas!

SIMONE, tremblant de tousses membres.

Marthe! tu me fais peur... Oh! tes yeux... Je vois dans tes yeux que tu me hais.

MARTHE

J'ai tant de raisons de taimer, n'est-ce pas?

SIMONE

Marthe! Marthe! pour l'amour du bon Dieu!... (Elle I. 16

tousse.) J'ai froid... j'étouffe... Hélas, j'étais si bien tout

à l'heure... (Elle tousse encore) J'ai bien mal... (Appelant et continuant de regarder Marthe avec terreur.) JacqueS I JacqueS !

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