ACTE DEUXIEME
FLIPOTE.
Jo te le jure.
LEPLUGIIEU.X.
Je consens donc à revoir mademoiselle Pastel. Mais c'est bien pour te faire plaisir... F.b-tu contente?
FLIPOTE.
Oui... seulement... ne la revois pas tro}).
LEPI.UCHEUX.
Ail! tu recommences?
FLIPOTE.
Non, mon chéri. Mais... ménage-moi un peu. je t'aime tant!...
LEPLUCHEUX.
Dis-moi que tu me permets tout, même d'entrer dans sa loge.
FLIPOTE.
Je ne peux pas, mon chéri, je t'assure que je ne peux pas.
LEPLUCHEUX.
Allons! dis-le... un peu de courage.
FLIPOTE, faiblement.
Eh bien... oui!
LEPLUCHEUX.
Et moi, maintenant que j'ai la permission de ma petite Flipote, sais-tu ce qui m'arrive?
FLIPOTE.
-Non.
LEPLUCHEUX.
Il m'arrive que je n'ai plus du tout envie d'en user, de la permission.
344 FLIPOTE.
Mon chéri!
Elle se jette dans ses bras. Un silence. LEPLUCHEU-X, riant.
Ha! ha! ha!
FLIPOTE.
Ou"est-ce qui te prend?
LEPLUCHEUX.
Je Tai bien jouée, la scène. Avoue que je l'ai bien jouée.
FLIPOTE.
Quelle scène?
LEPLUClIEUX.
La scène classique... celle du quatre du Misanthrope. Tu ne l'as pas reconnue? Nous l'avons pourtant assez répétée ensemble au Conservatoire... Seulement, ici, c'est moi qui fais Célimène.
FLIPOTE.
Ah ! le grand brigand!... Il a raison, c'est tout à fait la scène... Sais tu que tu es joliment fort?
LEPLUCHEUX, modestement.
J ai des lettres.
FLIPOTE, subitement inquiète.
Mais alors tu fes moqué de moi? Ce que tu m'as dit n'était pas sérieux?
LEPLUCHEUX.
Mais si! ça n'empêche pas.
Ainsi, il jouait la comédie!... Mais, s'il jouait la comé-