SCENE II
FLIPOTE, MADEMOISELLE ANGLOCHÈRE, puis LA BONNE.
MADEMOISELLE ANGLOCHERE.
Pauvre garçon ! Il ne se connaît plus.
FLIPOTE.
Le manque d'habitude.
LA BO.NNE, tendant une carte à Flipote.
Si madame veut voir?
FLIPOTE, lisant.
« Maubert, du Beaunwrchais.* Faites entrer.
LA BONNE
C'est monsieur que ce monsieur demande.
FLIPOTE.
Monsieur?... Mais monsieur est fatigué. Il a besoin de repos. Dites qu'il n'y est pas.
LA BONNE
Bien, madame. — Voici un petit paquet pour madame et une lettre pour mademoiselle.
Elle remet les deu.\ objets et sort.
FLIPOTE, défaisant le paquet et lisant une carte qui s"y trouve jointe.
Très touchant... — et si délicat!
MADEMOISELLE AN GLO C II ÈRE., lisant sa lettre.
C'est tout de même marronnant. à la fin des fins!
384 FLIPOTE.
FLIPOTE.
Un petit souvenir de des OEillettes, avec ce simple mot : Œ A la vraie triomphatrice d'hier soir. »
MADEMOISELLE ANGLOCHÈRE.
Une lettre de mon notaire... Mon jardin est en friche; la maison a besoin de réparations; mes locataires sont en retard de trois termes... Ah! si je pouvais m'en aller!...
Toujours ta marotte! Tu n'es donc pas heureuse avec nous?
MADEMOISELLE ANGLOCHERE.
Je reste avec toi parce que tu es ma nièce et que je t'aime bien, et que tu as encore besoin de moi... Mais, aussitôt que j'aurai achevé mon œuvre...
Quelle œuvre?
MADEMOISELLE ANGLOCHERE.
Je m'entends.
FLIPOTE, se remettant à examiner le bijou envoyé par le baron.
Pauvre cher ami! Comme il est bon!
Ça, je te l'ai toujours dit.
FLIPOTE.
Il n'y a que lui qui ne m'ait pas oubliée.
MADEMOISELLE ANGLOCHÈRE.
C'est vrai, il n'j- a que lui.