ACTE TROISIÈME
tes mains et que, si tu résistes au mal, Dieu mettra un terme à mon châtiment...
HÉLÈNE
Ce Dieu auquel vous croyez, ma mère, a des desseins bien rigoureux et des voies bien singulières. L'expiation qu'il vous inflige me paraît tout à fait démesurée. S'il arrivait malheur à votre fils, le plus bel effort de sa Providence serait donc de vous punir d'une faute qui n'est pas la vôtre, et par la mort d'un innocent!
MADAME DE YOVES.
Hélène, Hélène, tu ne veux pas m'entendre ! Prometsmoi de ne pas revoir monsieur de Bretigny.
Ah! pourquoi m'avez-vous dit qu'il se battait pour
moi?
MADAME DE VOVES.
11 ne se bat pas pour toi. Et il se bat contre ton frère.
HÉLÈNE
Mon frère... Ma mère... Non! rien!
MADAME DE VOVES.
Ainsi, tu ne veux rien promettre?
HÉLÈNE
Quel jour, à quelle heure ce duel?
MADAME DE VOVES.
Demain matin. — Ma fille, promets-moi, quoi qu'd arrive...
HÉLÈNE
H est bien question de cela ! — Me permettez-vous d'aller auprès de vous attendre des nouvelles?
MADAME DE VÛVES.
De ton IVèrc? Ou de l'autre?
HÉLÈNE, baissant la tète
Mais... de mon frère.
Alors tu peux venir.