ACTE QUATUlEiME
ce misérable Bretigny, qui s'amuse de vous et qui, j'en jurerais, est allé, en vous quittant, retrouver son éeuyère! (^Mouvement d'Hélène.) Oui, mademoiselle Léona, une fille avec qui il crève des cerceaux en papier. Oh ! cela est public, et je ne m'abaisserais pas à vous le dénoncer... Au reste, à quoi bon ces petits moyens? J"ai confiance que mes paroles vous toucheront, quand vous en aurez digéré la première amertume. Et surtout, quelle que soit Tissue de ma rencontre avec Bretigny, je me dis que votre situation vis-à-vis de lui ne sera plus du tout la même. C'est à cela qu'aura du moins servi mon intervention. Elle n'est donc pas si absurde. Quoi que vous fassiez, j'aurai mis un obstacle entre vous deux, et vous ne pourrez plus passer outre, à moins d'être... ce que vous n'êtes pas, grâce à Dieu! Au revoir, espérons-le.
Hélène qui, au commencement, a donné des signes d'impatience et de colère, a fini par baisser la tête comme accablée. Elle se laisse tomber sur un siège sans rien dire.
MADAME DE VOVES.
Mon cher André, je ne suis pas encore assez bonne chrétienne pour te blâmer d'aller où tu vas. Puis, il me semble qu'un duel comme celui-là n'est pas défendu , que c'est un appel à Dieu et à son jugement. Laissemoi t'embrasser bien fort, mon enfant.
ANDRÉ, à Hélène.
Si cependant un malheur devait arriver, ah! comme je voudrais croire, en partant, que je laisse quelqu'un auprès de ma mère, et qu'elle a vraiment retrouvé sa tille !
HÉLÈNE
Ahl pourquoi tout cela?... Pourquoi la vie?