I. A M A n Q U I s E , à Maubrun
Eh bien, mon ami, quelles nouvelles de la Chambre?
Madame de Merize, Rosimond, madame Rosimond et Emma s'approchent. MAUBRUN.
Votre mari n'est donc pas l'esté jusqu'au bout?
LA MARQUISE
11 n'y était pas, mon mari. Vous comprenez, la (juestion était très embarrassante pour lui. Voter contre ses convictions, c'est pénible. Voter avec le ministère, c'est plus pénible encore. S'abstenir, ce n'est pas brave. Alors, il est allé à la chasse... .\insi, vous ne savez rien?
M AUIÎlU'N.
Oh! le ministère a dû s'en tirer... Vous savez, il y a comme cela des choses qu'on est obligé de promettre quand on est candidat, mais auxquelles personne ne tient au fond. Le rapporteur lui-même, ce bon Leveau, n'avait pas lair de s'en soucier autrement.
MADAME DE MERIZE.
De quoi s'agit-il?
MAUnRUN.
De la séparation de l'Église et de l'État, chère madame.
MADAME DE M ER I Z E, avec inditlérence.
Ah?
MAURRUN.
Vous ne saviez pas?