YALÈRE, ARLEQUIN, LUCAS, M>™ THOMAS, COLETTE, MATHURINE
Troupe de paysans et de paysannes dansans.
MADAME THOMAS, effrayée.
Qu’y a-t-il donc, Lucas? Que t’a-t-on fait?
LUCAS, pleurant.
Ce sont ces vendeurs de chair humaine qui m’avont enroullé pour la guerre.
MADAME THOMAS, à Valère.
Air : Menuet de monsieur de G-randval.
Allez, allez, monsieur Valère,
Je m’en souviendrai plus d’un jour.
Vous voulez venger votre père,
En me jouant ce mauvais tour.
LES AMOURS DE NANTERRE
VALÈRE
Madame, vous me jugez mal . La suite vous désa¬
busera.
LUCAS, d’un ton piteux.
Oui ; mais il faudra donc toujours que je marche à bon compte.
ARLEQUIN
Sans doute ; c’est déjà trop perdre de temps. Partons.
LUCAS, pleurant.
Eh! madame Thomas ! '
Tout beau, Messieurs. J’ai de quoi le racheter. Combien vous faut-il?
ARLEQUIN
Cent pistoles.
Air : Les feuillantines.
Grand, carré, de bon aloi,
Dans l’emploi,
Il servira bien le roi.
Peut-on trop payer sa tulle?
MADAME THOMAS
Mais, cent pistoles !
ARLEQUIN
Sans en rabattre une maille.
MADAME THOMAS
Même air.
S’il est propre pour le roi , Par ma foi,
Il l’est encor plus pour moi.
Pour payer sa délivrance Voilà de bonne finance.