LES CHENES, ARLEQUIN, COLIN, GROS-JEAN
GUILLOT
COLIN
Ah! mon ami Guillot, je sis tout parturbé de ne rian trouver.
ARLEQUIN, à part.
omment diable me, tirer d’ici? Faisons le dormeur.
(Il sc met à routier.)
GROS-JEAN
Il faut aller avartir la mari chaussée.
COLIN
Journée de mal-encontre!
GUILLOT, apercevant Arlequin, à Colin.
Aga tian, cousin, j’avise là un homme qui dort. Enquêtons-nous de li s'il n’a rien vu. (n s’ avance vers Arlequin et le pousse.) Parlez l’homme ! (Arlequ in continue de ronfler. ) Parlez donc, hé.
GROS-JEAN
Réveillez-vous, mon ami.
LA FORÊT DE DODONE
ARLEQUIN, so relevant et parlant du ton d’un homme ivre.
Allons, mon ami, allons.... À votre santé. (11 chante en bâillant:)
Tanlaleri, tanlaleri.
GU1LLOT.
N’a vous pas vu la femme à Colin?
ARLEQUIN
Am : Va-t’en voir s’ils viennent.
La femme à Colin Tampon....
COLIN
Laisse là st’homme, Guillot. Vois-tu pas bian qu’il n’a point de raison à li.
GUILLOT
Nennin, nennin. Morgué, il me porte bien la mine d’être un des fripons qui ont fait le coup.
ARLEQUIN
Messieurs, il ne s’agit pas de ça. Je suis honnête homme, et ça ne se fait point, entendez-vous?
GROS-JEAN, aux chênes, ôtant son chapeau.
Messieurs les arbres, baillez-nous votre mot, s’il vous plaîl, là-dessus*
PREMIER CHÊNE
C’est un des ravisseurs de la jeune épousée.
ARLEQUIN, s’approchant du chêne*
Vous en avez menti.
LE CHENE, lui donnant un soufflet d une de ses branches;
Tiens, de ton démenti reçois le châtiment.
ARLEQUIN
Miséricorde! un arbre qui parle et qui donne des soufflets!
GUILLOT
Ah! ah! c’est donc toi!