‹ Théâtre de la foire; recueil de pièces représentées aux foires Saint-Germain et Saint-Laurent, précédé d'un essai historique sur les spectacles forains (volume 2)Chapitre 200 sur 408 · LES CHENES, ARLEQUIN, COLIN, GROS-JEAN · texte numérisé non relu

LES CHENES, ARLEQUIN, COLIN, GROS-JEAN

GUILLOT

COLIN

Ah! mon ami Guillot, je sis tout parturbé de ne rian trouver.

ARLEQUIN, à part.

omment diable me, tirer d’ici? Faisons le dormeur.

(Il sc met à routier.)

GROS-JEAN

Il faut aller avartir la mari chaussée.

COLIN

Journée de mal-encontre!

GUILLOT, apercevant Arlequin, à Colin.

Aga tian, cousin, j’avise là un homme qui dort. Enquêtons-nous de li s'il n’a rien vu. (n s’ avance vers Arlequin et le pousse.) Parlez l’homme ! (Arlequ in continue de ronfler. ) Parlez donc, hé.

GROS-JEAN

Réveillez-vous, mon ami.

LA FORÊT DE DODONE

ARLEQUIN, so relevant et parlant du ton d’un homme ivre.

Allons, mon ami, allons.... À votre santé. (11 chante en bâillant:)

Tanlaleri, tanlaleri.

GU1LLOT.

N’a vous pas vu la femme à Colin?

ARLEQUIN

Am : Va-t’en voir s’ils viennent.

La femme à Colin Tampon....

COLIN

Laisse là st’homme, Guillot. Vois-tu pas bian qu’il n’a point de raison à li.

GUILLOT

Nennin, nennin. Morgué, il me porte bien la mine d’être un des fripons qui ont fait le coup.

ARLEQUIN

Messieurs, il ne s’agit pas de ça. Je suis honnête homme, et ça ne se fait point, entendez-vous?

GROS-JEAN, aux chênes, ôtant son chapeau.

Messieurs les arbres, baillez-nous votre mot, s’il vous plaîl, là-dessus*

PREMIER CHÊNE

C’est un des ravisseurs de la jeune épousée.

ARLEQUIN, s’approchant du chêne*

Vous en avez menti.

LE CHENE, lui donnant un soufflet d une de ses branches;

Tiens, de ton démenti reçois le châtiment.

ARLEQUIN

Miséricorde! un arbre qui parle et qui donne des soufflets!

GUILLOT

Ah! ah! c’est donc toi!

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