‹ Théâtre de la foire; recueil de pièces représentées aux foires Saint-Germain et Saint-Laurent, précédé d'un essai historique sur les spectacles forains (volume 2)Chapitre 227 sur 408 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

M. DESBROUTILLES, CLICLINIA, SCARAMOUC1IE, PANTALON, troupe d’acteurs François.

M. DESBROUTILLES, déclamant (1).

Approchez, mes amis. Enfin l’heure est venue Qu’il faut que mon secret éclate à votre vue.

A mon juste dessein vous devez conspirer :

Il ne me reste plus qu’à vous le déclarer.

Depuis qu’aux Tabarins(2) les foires sont ouvertes, Nous voyons le préau (3) s’enrichir de nos pertes;

(1) Les auteurs ont parodié ici le Mithridate de Racine, acle II], scène première.

(2) Tabarin, bouffon très-grossier, débitait ordinairement ses lazzis à la place Dauphine. Il était valet d’un certain Mondor, marchand de baume, et avait pour mission d’attirer la foule auprès du charlatan. Les facéties, farces et gaillardises de Tabarin, souvent imprimées, rappellent les grossièretés que le peuple se plaisait jadis à entendre.

(3) C’était ordinairement au préau de la foire que l’on avait coutume d’élever les théâtres forains.

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