SCENE IV
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Et là, les spectateurs, de couplets altérés.
Gobent les mirlitons (1) qui les ont attirés,
Ils y courent en foule entendre des sornettes.
Nous, pendant ce tems-là, nous grossissons nos dettes. Molière et les auteurs qui l’ont suivi de près,
De nos tables jadis ont soutenu les frais ;
Mais, vous le savez tous, notre noble comique Présentement n’est plus qu’un beau garde-boutique, Lorsque nous le jouons, quels sont nos spectateurs? Trente contemporains de ces fameux auteurs.
Ainsi donc, nous devons, sans tarder davantage,
Pour rappeler Paris, donner du batelage.
Si vous me demandez où nous l’irons chercher,
Amis, c’est aux forains que nous devons marcher.
Le Comique-Opéra, pour se rendre à Marseille,
Va passer par ici. Vite, qu’on appareille!
Attaquons son vaisseau, pillons tous ses effets,
Ses morceaux polissons, ses burlesques ballets.
Voilà quel est mon but.... La troupe italienne Secondera l’effort de la troupe romaine,
A notre bâtiment joindra son brigantin,
Et nous partagerons entre nous le butin.
Il faudra, dans la suite, en faire un tel usage,
Que le Parisien, voyant le batelage,
Dans sa ville régner de l’un à l’autre bout,
Doute où sera la foire, et la trouve partout.