SCÈNE III
MIRTIS.
Ah 1 quel petit dragon !
Boudrillon!
DEUXIÈME AMOUR
La résistance est vaine Contre mon aiguillon.
MIRTIS.
Boudrillon !
Petit Boudrillon.
Boudrillon, dondaine,
Petit Boudrillon,
Boudrillon, dondon.
PREMIER AMOUR
Tous mes exploits sont des prodiges. J’ai dépouillé, par exemple, cent sénateurs de leurs robes,
Am : Qu’on apporte bouteille .
Morbleu,, je les oblige A quitter, tous les jours,
Leurs longs rabats.
DEUXIÈME AMOUR
Le beau prodige !
Moi, j’en fais quitter de plus courts, r b •/:
PREMIER AMOUR
Il y a bien là de quoi vous applaudir ! Ces rabats courts le plus souvent ne tiennent à rien. Mais laissonslà toutes ces prouesses communes qui doivent mettre pavillon bas devant celle que j’ai faite ces jours passés,
DEUXIÈME AMOUR
Voyons donc ce que c’est.
PREMIER AMOUR
Air : Je ne suis né ni roi ni prince.
J’ai rendu sensible et constante Une divinité chantante.
LES AMOURS DÉGUISÉS
MIRTIS.
Pour ceci, ce n'est pas un jeu.
PREMIER AMOUR
Un riche loueur de carrosses En secret, la vient, depuis peu, D'épouser en quinzièmes noces.