‹ Théâtre de la foire; recueil de pièces représentées aux foires Saint-Germain et Saint-Laurent, précédé d'un essai historique sur les spectacles forains (volume 2)Chapitre 307 sur 408 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

ALMANZINË, SOLIMAN, ALI.

SOLIMAN

Eli bien ! Almanzine, vous venez donc d’entretenir la fille d’Amulaki?

ALMANZINE.

Oui, seigneur.

SOLIMAN

Air : Hélas ! ce fut sa faute.

A-t-elle de vives douleurs ? {bis.)

Sent-elle bien tous ses malheurs ?

ALMANZINE.

Elle en est abattue.

SOLIMAN

Vous avez vu couler ses pleurs ?

ALMANZINE.

J’en suis encore émue. [bis.)

SOLIMAN

Où est-elle ?

ALMANZINE.

Je viens de la faire entrer dans mon cabinet, pour la soustraire à vos regards.

SOLIMAN

Vous avez bien fait. (a. aü.) Ali, vas la prendre, et la mène à l’endroit où sont les esclaves "qui remplissent les derniers devoirs du sérail.

ALMANZINE, émue, à Ali, le retenant.

Attendez, Ali ! (a. Soliman ) Ah ! seigneur, que voulezvous faire ?

SOLIMAN, surpris.

Gomment ?

ALMANZINE.

J’abuserois de vos bontés, et j’aurois bien de l’imprudence d’exiger cela de vous... Je ne prétends point dérober un coupable à votre justice. Vous avez sujet d’être irrité contre Amulaki... Il ne faut pas que sa faute reste impunie.

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