SCÈNE XIII
SOLIMAN, ATTALIDE, ALI, PIERROT, ARLEQUIN, Troupe de masques qui dansent.
VAUDEVILLE
Am : De monsieur Gillier.
Premier couplet.
Un sultan d'un vizir veut en vain se venger..
Pour le tirer de ce danger,
Il paroît un tendron, crac ! il n’est plus de faute. L’Amour n’ose parler. Eh, oui !
Ma foi, quand nous comptons sans lui,
Nous comptons sans notre hôte.
Deuxième couplet.
Si d’un objet avare Amour touche le cœur,
Il n’est pas longtems son vainqueur.
Il paroît un caissier, crac ! le cœur on vous ôte.
I lutus perd son enchère. Eh, oui !
Souvent quand nous comptons sans lui,
Nous comptons sans notre hôte.
Troisième couplet.
Souvent un fier objet annonce à notre ardeur L’heureuse fin de sa rigueur.
Mais ce qu’Amour promet, crac ! un hdsard nous l’ôtea Le caprice se tait. Eh, oui !
Belles, quand vous comptez sans lui,
Vous comptez sans votre hôte;
Quatrième couplet.
bans les premiers momens du bonheur conjugal,
Vous ne craignez rien de fatal.
ACHMET ET ALMANZINE.
S’il survient un soupçon, crac ! un souris nous l’ôte. Vulcain vous paroît loin. Eh, oui !
Époux, quand vous comptez sans lui,
Vous comptez sans votre hôte.
Cinquième couplet.
Vieux galans, supprimez vos transports amoureux.
Que sert-il de flatter vos vœux ?
Dès qu’on les satisfait, crac ! vous tombez en faute.
Le rhume vous respecte. Eh, oui !
Barbons, quand vous comptez sans lui,
Vous comptez sans votre hôte.
« Sixième couplet , aux spectateurs.
Messieurs, votre suffrage est l’objet de nos vœux.
Soyez indulgens pour nos jeux.
Quand nous vous déplaisons, c’est toujours notre faute. Le public est-il dupe ? Eh, oui !
Ma foi, quand nous comptons sans lui,
Nous comptons sans notre hôte;