SOLIMAN, ATTALIDE, ZERBIN, PIERROT
ARLEQUIN
ARLEQUIN, dans 'le lointain, tenant Pierrot à la gorge.
C’est toi, maudit Pierrot, c’est toi qui m’as débauché!
PIERROT
Eh, misérable ! dis plutôt que c’est l'intérêt. Il faut que je t’assomme.
(Il lui donne des coups de poing dans l’estomac.) ARLEQUIN, le secouant.
Il faut que je t’étrangle !
ZERBIN, les séparant.
Mai s ^ mais vous n’y pensez pas.
SOLIMAN
Qu’est-ce donc que cela ?
PIERROT
C’est un coquin fieffé.
ARLEQUIN
C’est un maître fripon.
PIERROT
Un pendard qui pêche, sous le balcon, les perles et
les diamans de vos filles.
Ün gaillard qui s’est mis en femme pour venir les cajoler à votre barbe.
ZERBIN
Paix, paix, paix ! (Au sultan.) Seigneur, ordonnez leüi* Châtiment;
ACHMET ET ALMANZINE.
SOLIMAN
Air : Bannissons d’ici l’humeur noire.
Je pardonne à ces deux coupables.
Qu’on les remette en liberté.
Je ne fais point de misérables,
Le jour de ma félicité.
PIERROT
Ah ! le brave sultan ! x
ARLEQUIN
Je ne me possède pas !
Us sautent tous deux au cou du sultan. Zerbin les éloigne.
ZERBIN
Retirez-vous, maroufles.
SOLIMAN
Que tout le sérail se réjouisse, et célébrons cette heureuse journée.
ZERBIN
Ali a prévenu vos dé*sirs. Il a préparé une mascarade pour divertir Attalide.
SOLIMAN
Il est bon courtisan. La voici sans doute.