PIERROT, TROUPE DE MASQUES
COLOMBINE
Air : Grirnaudin,
Arlequin* tu vois Coîombine.
Console-toi.
ARLEQUIN
Oui, ventrebleu, Cest la coquine.
ÜOLOMBINE.
Veux-tu ma foi?
ARLEQUIN
Tope...; Quand l’or nous manquera*
Ta bonne mine y suppléra.
MARINËTTË, se démasque aussi et dit à Mezzetin.
Am : Le joli , belle meunière .
Tu vois l’objet qui t’engage,
Mon cher Mezzetin.
Je ne serai plus sauvage;
Tiens, reçois ma main;
Qu’à mon sort le mariage Joigne ton destin.
Les masques recommencent à danser;
Ht
LA CEINTURE DE VÉNUS
* VAUDEVILLE
Air : De monsieur Gillier.
MEZZETIN, à Marinelte.
Je serai comme un favori Tendre et complaisant, je t’assure.
MARINETTE
Par ce moyen, quoique mari,
Tu te passeras de ceinture.
Le chœur reprend :
Tu te passeras de ceinture.
Vous, jaloux, gens bourrus, grondans, Qui n’avez pas riche figure,
Et n’êtes plus dans vos beaux ans, Vous avez besoin de ceinture.
Le chœur :
Vous avez besoin de ceinture.
Vieux minois qui prétend encor Qu’on fasse fête à sa peinture,
A pleines mains doit donner l’or, Ou bien il lui faut la ceinture.
Le chœur :
Ou bien il lui faut la ceinture.
PIERROT
Je me tiens plus content qu’un roi, Je plais à mainte créature;
Mais quand on est fait comme moi, On n’a pas besoin de ceinture.
Le chœur :
On n’a pas besoin de ceinture.