SCÈNE XIII
COLINETTE.
Ah ! ah ! la faute en est faite !
Air : Ne m' entendez-vous pas?
Je ne me repens pas,
D’avoir livré mon âme Au berger qui m’enflamme;
Mais nous sommes, hélas !
Dans un grand embarras.
COLIN
Air : Un inconnu.
De nos parens la mésintelligence Nous fait douter du bonheur de nos feux;
De l’espérance D’un sort heureux,
Nous nous flattons peut-être en vain tous deux. Nous implorons ici votre assistance.
LE GRAND-PRÊTRE
Air : Quel plaisir de voir Claudine .
Vous allez bientôt apprendre Si l’hymen doit vous lier,
Ou* malgré votre amour tendre.
S’il faudra vous oublier.
(Au Destin, s’approchant du trône.)
Air : Urimaudin <
Destin, deux amans te demandent,
Pleins de frayeur,
Quel succès ils doivent attendre De leur ardeur.
LE DESTIN, lentement.
Leur amour deviendra si fort,
Qu’il mettra leurs parens d’accord.
(Ils s’en vont.)
LE TEMPLE DU DESTIN