‹ Théâtre de la foire; recueil de pièces représentées aux foires Saint-Germain et Saint-Laurent, précédé d'un essai historique sur les spectacles forainsChapitre 108 sur 331 · BONNEMAIN · texte numérisé non relu

BONNEMAIN

ARLEQUIN

Vous voilà donc, mes petits Messieurs. Quoi, à sept heures du matin, personne dans mon bureau I

ARLEQUIN TRAITANT

BORDEREAU

Mais, Monsieur, on n’entre qu’à huit. heures dans tous les bureaux.

ARLEQUIN

Non. Et on s’amuse à jaser à rire, à râper du tabac, tant que la journée est longue. Savez-vous bien que je me lasse de donner cinq cens livres d’appointemens à de mauvais écrivains comme vous, pendant que je trouve de jolis garçons, qui écrivent comme des Sauvages (1), et qui se jettent à ma tête pour quatre cens francs !

BORDEREAU

Je crois que vous en trouvez beaucoup.

ARLUQUIN.

Oui, oui, j’en trouve. Mais, qui vous a mis ici, monsieur Bordereau?

BORDEREAU

Madame la vicomtesse de la Tripaudaye.

ARLEQUIN

Qui? cette vieille Normande dont la nièce m’a joué un si vilain tour ? Révoqué, allons, révoqué.

BORDEREAU

Mais, Monsieur, si....

ARLEQUIN

Point de mais , point de si... Et vous, Bonnemain, qui avez-vous pour patron?

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