‹ Théâtre de la foire; recueil de pièces représentées aux foires Saint-Germain et Saint-Laurent, précédé d'un essai historique sur les spectacles forainsChapitre 109 sur 331 · ACTE I, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE VI

TRANSPARENT, lui montrant un papier écrit de sa main.

Quoi, vous trouvez cette écriture-là?...

ARLEQUIN, après avoir jeté les youx sur le papier.

L’horrible chose! quels pieds de mouche! A la considération de qui vous ai-je reçu?

TRANSPARENT, bas, à Arlequin.

De mademoiselle Gatin.

ARLEQUIN, branlant la tête.

Je ne connois point cela.

TRANSPARENT, toujours bas.

Pardonnez-moi, vous allez quelquefois souper avec elle, et . . » .

ARLEQUIN

Ah ! je me la remets. C’est la brune de la rue Tire- Boudin (1).

TRANSPARENT

Vous y êtes.

ARLEQUIN, prenant le papier des mains de Transparent.

Voyons encore une fois votre écriture. (Regardant le papier.) Mais elle n’est pas si mauvaise ; je ne l’avois pas bien considérée. Oui, ces jambages sont bien déliés, ces liaisons bien nourries. Vous resterez chez moi, vous.

BORDEREAU

Am : Adieu 'paniers, vendanges'.

Enfin, Monsieur, puisque vous êtes Résolu de nous renvoyer,

Il faut, s’il vous plaît, nous payer.

ARLEQUIN, secouant la tête.

Adieu, paniers, vendanges sont faites.

(1) Appelée aujourd’hui rue Marie-Stuart.

ARLEQUIN TRAITANT

BONNE MAIN, s’en allant.

Air : Flon, flou.

Que le diable t’entraîne.

Tu nous voles, maraud,

Notre temps, notre peine.

ARLEQUIN, les chassant à coups de batte.

Voilà ce qu’il vous faut,

Flon, don, larira dondaine,

Flon, flon, larira dondon.

, Nv.

Page 1