‹ Théâtre de la foire; recueil de pièces représentées aux foires Saint-Germain et Saint-Laurent, précédé d'un essai historique sur les spectacles forainsChapitre 116 sur 331 · ACTE [, SCÈNE IX · texte numérisé non relu

ACTE [, SCÈNE IX

LE DOCTEUR, à Isabelle.

Air : Landeriri.

Mon gendre est grec dans son métier.

C’est un honnête maltôtier, Landerirette.

Il a l’air d’être bon mari.

COLOMBINE, d’un ton moqueur.

Landeriri.

ARLEQUIN, au docteur.

Air : Voulez-vous savoir qui des deux ? Elle est muette apparemment.

LE DOCTEUR, à Isabelle.

Ma fille, fais ton compliment.

ISABELLE, d’un air chagrin.

Je demande un délai, mon père.

De six mois....

ARLEQUIN, à Isabelle.

Vous avez grand tort :

L’amour ne veut pas qu’on diffère.

ISABELLE, à Arlequin.

Monsieur, rien ne presse si fort.

ARLEQUIN

Air : Comme un coucou que V amour presse.

Quand vous pouvez payer à vue, Pourquoi demandez-vous du tems?

LE DOCTEUR

C’est une chose résolue ;

Il faut finir : je le prétends.

La noce se fera à ma maison de campagne.

ARLEQUIN, au docteur.

Allez toujours m’attendre,

J’irai vous y trouver.

COLOMBINE, bas, à Isabelle.

Je vais dire à Léandre,

Qu’il vienne nous sauver.

(Le docteur, Isabelle et Colombine sortent.)

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