‹ Théâtre de la foire; recueil de pièces représentées aux foires Saint-Germain et Saint-Laurent, précédé d'un essai historique sur les spectacles forainsChapitre 208 sur 331 · COLIN, CLAUDINE · texte numérisé non relu

COLIN, CLAUDINE

COLIN

Air : Ton Mineur est, Cathereine.

Oui, nous voici, ma Claudeine,

Dans l’isle du dieu d’Amour,

Et je sens que ma poitreine Déviant plus chaude qu’un four.

CLAUDINE

Je me sens itout de même;

Comme toi, Colin, je bous :

Il m’est avis que je t’aime Ici plus fort que cheux nous.

COLIN

C’est le tarroir qui fait ça.

Air : Les feuillantines.

Foin du procureux fiscal,

Mon rival,

Oui nous baille tant de mal !

Ton père est-il fou de prendre Ce vieux co, ce vieux coquin pour son gendre?

LE RÉMOULEUR D’AMOUR

CLAUDINE

Air : Tian, morgue , tian, si tu savois. Pourquoi veut-il me donner Ce bon-homme qui radote?

On ne peut l’en détourner.

COLIN

Que diantre aussi, c’est ta faute!

Tian, morgué, tian, si tu voulois,

Tous deux tu les attraperois :

Mais tu fais trop la sotte.

CLAUDINE

Am : Ah! voyez donc , àK\ voyez donc .

Colin, de suivre ta leçon,

Je ne suis pas si folle;

J’y veux un peu plus de façon.

Ah ! voyez donc, [bis.) Comme il s’y prend, le drôle !

COLIN

Am : Réveillez-vous , belle endormie.

Ali ! voici le dieu de Cytlière!

De tout ce qu’il conseillera*

Ne faut pas aller au contraire »

CLAUDINE

Mais c’est suivant ce qu’il dira;

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