COLIN, CLAUDINE
COLIN
Air : Ton Mineur est, Cathereine.
Oui, nous voici, ma Claudeine,
Dans l’isle du dieu d’Amour,
Et je sens que ma poitreine Déviant plus chaude qu’un four.
CLAUDINE
Je me sens itout de même;
Comme toi, Colin, je bous :
Il m’est avis que je t’aime Ici plus fort que cheux nous.
COLIN
C’est le tarroir qui fait ça.
Air : Les feuillantines.
Foin du procureux fiscal,
Mon rival,
Oui nous baille tant de mal !
Ton père est-il fou de prendre Ce vieux co, ce vieux coquin pour son gendre?
LE RÉMOULEUR D’AMOUR
CLAUDINE
Air : Tian, morgue , tian, si tu savois. Pourquoi veut-il me donner Ce bon-homme qui radote?
On ne peut l’en détourner.
COLIN
Que diantre aussi, c’est ta faute!
Tian, morgué, tian, si tu voulois,
Tous deux tu les attraperois :
Mais tu fais trop la sotte.
CLAUDINE
Am : Ah! voyez donc , àK\ voyez donc .
Colin, de suivre ta leçon,
Je ne suis pas si folle;
J’y veux un peu plus de façon.
Ah ! voyez donc, [bis.) Comme il s’y prend, le drôle !
COLIN
Am : Réveillez-vous , belle endormie.
Ali ! voici le dieu de Cytlière!
De tout ce qu’il conseillera*
Ne faut pas aller au contraire »
CLAUDINE
Mais c’est suivant ce qu’il dira;