‹ Théâtre de la foire; recueil de pièces représentées aux foires Saint-Germain et Saint-Laurent, précédé d'un essai historique sur les spectacles forainsChapitre 255 sur 331 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

ARLEQUIN, FARINÈTTE, BOULANGÈRE

représentée par Pierrot.

FARINETTE, à la eantonnade.

Vous êtes des mal avisés d’en agir de la sorte avec madame Farinette. Voyez donc ces pestes d’ Amours !

Air : Est-ce ainsi qu’on prend les belles ?

Je vous couperai les ailes.

Je me vengerai, ma foi !

Pour me mettre en leurs nacelles,

Trois se sont jetés sur moi.

Est-ce ainsi qu’on prend les belles ?

Lon Ion la, ô gué, Ion la.

ARLEQUIN, à part.

Oh ! oh ! voici une grosse boulangère bien fâchée, (liant.) Remettez-vous, ma poule d’Inde.

FARINETTE

Air j^Ee veillez-vous belle endormie .

Les Amours sont de sottes bêtes !

Je ne suis point de leur gibier.

ARLEQUIN, à part.

Oli ! par ma foi, si vous en êtes,

Je ne serai pas braconnier.

FARINETTE

Air : Landeriri.

Que me veut-on dans ce séjour ?

Je n’ai jamais senti d’amour.

Landerirette.

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