ACTE I, SCÈNE IV
Dis-le nous.
PlERROT, à Amulaki.
Peut-être s'imaginent-elles Que vous les achetez pour vous.
(Aux deux esclavos.)
il?
Mais consolez-vous, mes charmantes. C’est pour un jeune gaillard qu’on vous fait venir.
Almanzine et Zéliea prennent un air gai cl jettent un tendre regard sur Achmet. Pierrot, qui s’en aperçoit, dit tout bas à Aelnnet :
Elles vous regardent, elles croient que c’est vous.
AMULAKI, à son fils.
Achmet, voyons si votre goût et le mien s’accordent. Laquelle des deux prendriez-vous?
Almanzine jette des regards passionnés sur Achmet.
i ACHMET.
Air : A V ombre de ce vert bocage .
Elles sont l’une et l'autre aimables.
Celle que je ne prendrais pas,
Dans vos regards plus favorables, Pourrait voir primer ses appas.
PIERROT , les regardant l.’une après l'autre.
Oh ! pour moi, je rendrais les armes ... INon.... Oui, j’adresserais mes vœux....
Elles brillent de tant de char. nés,
Que je les voudrais toutes deux.
ACHMET, à part.
Almanzine me charme.
AMULAKI.
Il est vrai qu’on peut être embarrassé.
Air : Tu croyois, en aimant Colette.
Mais enfin, je me détermine
Montrant Almanzine.
Et je m’arrête à celle-ci.
ACHMET ET ALMANZINE.
ACHMET, à part.
O' ciel ! il choisit Almanzine!
PIERROT, à Amufaki.
Seigneur, vous avez bien choisi
ACHMET, à part, fort agité.
Tâchons de l’engager à prendre l’autre.
AMULAKI, à Almanzine.
Venez, mignonne, je vais vous conduire à ma fille, /
pour....
ACHMET, à son père, le retenant,
, Attendez, mon père, que je vous fasse observer....
AMULAKI.
Quoi ?
ACHMET
Vous n’avez pas, ce me semble, bien considéré sa compagne.
Oli ! que si !
AMULAKI.
ACHMET, en montrant Zélica.
Tenez, regardez-la sans prévention.
Air : JM zon, zou, zou .
Quel feu brille en ses yeux !
Quelle bouche riante !
Il n’est point sous les cieux,
De beauté plus touchante.
PIERROT, à Amulaki.
Et zon, zon, zon,
C’est la plus avenante.
Et zon, zon, zon.
Votre fils à raison.
Zélica devient gaie, et Almanzine marque, pendant tout le reste de la scène;
un grand mécontentement;