‹ Théâtre de la foire; recueil de pièces représentées aux foires Saint-Germain et Saint-Laurent, précédé d'un essai historique sur les spectacles forainsChapitre 280 sur 331 · ACTE I, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE VII

PIERROT

Il y avoit dedans ?...

ARLEQUIN

Un billet doux adressé à un jeune seigneur musulman, avec un collier de perles et un diamant... pour le discret porteur.

PIERROT

Fort bien. Ali ! voilà donc comme vous pêcliez vos perles! Gela est bon.

ARLEQUIN

Ce qu’il y a de meilleur encore, c’est que Soliman prend plaisir à m’entretenir quelquefois. A telles enseignes, qu’il m’a ordonné ce matin d’assembler ce soir tous nos pêcheurs et leurs femmes, pour chanter et danser sur le rivage, à la vue de son balcon.

PIERROT

C’est apparemment une fête qu’il veut donner à ses sultanes. Mais j’aperçois mon maître qui vient. Nous sommes un peu en affaires, aujourd’hui. Sans adieu.

ARLEQUIN

Nous nous reverrons.

PIERROT

Je l’espère.

Air : N’y a p as de mal à ça.

Et même, en cachette,

Quand il te plaira,

Malgré ton prophète,

L'on sirotera.

N’y a pas de mal à ça. (bis.)

ACHMET ET ALMANZINE.

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