‹ Théâtre de la foire; recueil de pièces représentées aux foires Saint-Germain et Saint-Laurent, précédé d'un essai historique sur les spectacles forainsChapitre 299 sur 331 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

ALMANZINE, SOLIMAN, ALI.

SOLIMAN

Eli bien! Almanzine, vous venez donc d’entretenir la fille d’Amulaki?

ACHMET ET ALMANZINE.

ALMANZINE,

Oui, seigneur.

SOLIMAN

Air : Hélas ! ce fut sa faute.

A-t-elle de vives douleurs ? {bis.)

Sent-elle bien tous ses malheurs?

ALMANZINE.

Elle en est abattue.

SOLIMAN

Vous avez vu couler ses pleurs ?

ALMANZINE.

J’en suis encore émue. {bis.)

SOLIMAN

Où est-elle ?

ALMANZINE.

Je viens de la faire entrer dans mon cabinet, pour la soustraire à vos regards.

SOLIMAN

Vous avez bien fait, (a au.) Ali, vas la prendre, et la mène à l’endroit où sont les esclaves qui remplissent les derniers devoirs du sérail.

ALMANZINE, émue, à Ali, le retenant.

Attendez, Ali ! (a Soliman ) Ah ! seigneur, que voulezvous faire ?

SOLIMAN, surpris.

Comment ?

ALMANZINE.

J’abuserois de vos bontés, et j’aurois bien de l’imprudence d’exiger cela de vous... Je ne prétends point dérober un coupable à votre justice. Vous avez sujet d’être irrité contre Amulaki... Il ne faut pas que sa faute reste impunie.

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