SCÈNE IX
ALMANZINE, ACHMET, PIERROT en nourrice.
PIERROT, dans le lointain.
Air : Lut élu »
Ma chère Attali dette,
Dans quel endroit es-tu V * Lurelu.
Viens recevoir, poulette,
Celle qui t’allaita.
Larela,
Lurelu, larela, lirette,
Ali ! ma foi, la voilà.
ACHMET
Eh! c’est toi, Pierrot! Ah! que tu nous a mis eii peine. Quelle extravagance ! Pourquoi as-tu hasardé un pas si dangereux ?
PIERROT
Par amitié pour vous. Je venois, sous ce déguisement, vous aider à supporter la rude besogne où je vous croyois condamné dans les cuisines du sérail.
Air : Ma raison s’en va bon train.
Mais je me suis fort trompé ;
Et je vous trouve occupé D’un plus doux emploi,
Qui n’a rien, je croi,
Qui puisse vous déplaire.
Je m’imagine que, sans moi,
Vous pourrez bien le faire,
Lon la,
Vous pourrez bien le faire.
Oui, mon ami. Grâce aux bontés d’Àlmanzine, mon déguisement a réussi ; et le sultan, à sa prière., veut bien que je demeure auprès d’elle.
PIERROT
Je vous en félicite. Vous êtes deux bonnes pâtes
d’enfans.
Air : Perret te, étant dessus Vherbette.
Par la jarni ! c’est grand dommage Que vous soyez tous deux en cage.
Vous me paroissez fort contens ;
Mais vous le seriez davantage,
Si vous aviez la clé des champs.
ALMANZINE.
J'espère que nous ne serons pas ici toute notre vie, et que nous trouverons peut-être bientôt un expédient pour nous échapper.
PIERROT
Pourquoi non? Tout est possible à une paire d’amoureux... Veulent-ils prendre la poudre d’escampette?
Air : Les proverbes.
Au-devant d’eux, les murs se démolissent ;
On voit les eaux tarir ou se glacer :
Les plus hauts monts tout à coup s’aplanissent,
Alin de les laisser passer.