ACTE II, SCÈNE IX
ACHMET
Cela est fort bien ; mais je crains que tu 11e sois venu ici pour nous porter malheur.
PIERROT
D’où vient ?...
ACHMET
Je te commis cl’une humeur qui me fait trembler. Tu le verras sans cesse avec de jolies hiles ; tu pourras oublier que tu es dans le sérail.
PIERROT
Nenni, nenni.
ALMANZINE.
Ne t’y joue pas.
PIERROT
Donnez on repos, sur ce point.
ACHMET
Sois bien circonspect avec ces beautés.
PIERROT
Que cela ne vous inquiète point.
Am : Je passe la nuit et le jour .
Détourne d’elles tes regards,
Prends garde qu’elles 11e t’enchantent.
ACHMET
Tu sais qu’ici, de toutes parts,
Des précipices se présentent.
PIERROT
D’accord, mais j’ai trop de bon sens,
Pour me laisser tomber dedans.
Tomber dedans, (bis.)
Pour me laisser tomber dedans.
ACHMET
Tant mieux.
ALMANZINE.
• Défie-toi toujours de ta foiblesse.
PIERROT
Ce n’est pas là ce que j’appréhende. J’ai bien une autre alarme.
Quoi ?
PIERROT
Vous connoissez les grands. Ils ont parfois des fantaisies musquées.
Air : Ahi, ahi , ahi, Jeannette.
Si le grand seigneur, poussé Par un amoureux caprice,
Yenoit, d’un air empressé....
Me faire offre de service.
Ahi, alii, ahi,
Ahi, ahi, ahi, nourrice !
Nourrice, ahi, ahi, ahi !
ALMANZINE, riant.
Ah 1 ah ! ah 1
ACÜMET;
Oli î je te réponds de la retenue du suitàil.
ALMANZINE.
Paix ! J’entends Soliman qiii s’approche; Abhmet , reiitrez vite dans le cabinet.
Àclimet se relire.
PIERROT
Ne faut-il pas aussi que je me cache, moi ?
Au contraire, il est de la bienséance que tu paroisses aujourd’hui devant lui;