‹ Théâtre de la foire; recueil de pièces représentées aux foires Saint-Germain et Saint-Laurent, précédé d'un essai historique sur les spectacles forainsChapitre 313 sur 331 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

PIEHËOT, ROXANE, ARROYA.

ROXANE

Ain j Jîlaise revenant des charAps.

Grosse gagui, dites-nous,

N’est-ce pas vous, (bis.) Qui, d’Attalide aux yeux doux* Êtes la nourrice ?

PIERROT

A votre service, (bis.)

ARROYA, liant.

Ah ! ali ! ah ! ah ! ali !

ROXANK.

Am : Vive Michel Nostradamus.

De votre obligeant ministère,

Allez, je me passerai bien.

Vous ne devez jurer de rien :

Je suis propre à plus d’une affaire.

Vous croyez que je ne m’entends Qu’à bercer de petits enfàns.

ARROYA.

Vous êtes une réjouie, à ce qu’il me paroît.

PIERROT

Je vous en réponds.

Am ; Je vais toujours le même train .

Je ris, je saute à tout moment.

Je suis toujours en mouvement ;

Et les fillettes, par ma foi,

Se plaisent avec moi.

Je leuT'tiens de joyeux propos,

Je leur chante des airs nouveaux,

Je leur parle d’amour,

Tant que dure le jour ;

Et l’on me voit gaiment le lendemain Recommencer le même train.

ROXANE

Quel aimable caractère ! Sa gaieté me charme.

PIERROT, à Roxane.

Ali 1 petite bouchonne, que je... (a part.) Tout beau,

ARROYA*

De quel pays êtes-vous, ma bonne ?

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