SCÈNE V
JAVOTTE, entrant par la gaucne, EMMA.
JAVOTTE
Mam'selle, mam'selle... vite, venez.
EMMA
Qu'y a-t-ii:
JAVOTTE
M. Durosoir et toute sa famille.
EMMA , se levant vivement.
Quoi ! Céline et Rose aussi.
JAVOTTE
Et M. Alfred; ils viennent pour pêcher dans l'étang! Il y a avec eux une charrette qui porte la petite barque du château... c'est pour cela que madame avait fait préparer un goûter. Venez vite...
EMMA, faisant quelques pu pour sortir.
Je vous suis, ma bonne, je vous suis... (s-arrétant) Ah! mon Dieu! mais ces pages... maman a dit que je ne sortirais pas avant de les avoir récitées, quoi qu'il ar-
rive, ce sont ses expressions, et maintenant je comprends ce qu'elle vouiait dire.
JAVOTTE
Alors récitez-les tout de suite.
EMMA, a*ec impatience.
Pour cela il faudrait les savoir, et je n'en ai pas» encore appris le premier mot... (eue va à i* fenêtre.) Mon Dieu! voici M. Alfred avec ses sœurs...
JAVOTTE
Mais apprenez donc vite!
EMMA , avec dépit et se laissant peu à peu gagner par les larme».
Maintenant c'est impossible... Je ne l'essayerai même pas... non, puisqu'on exige des choses... au-dessus de meh, forces... eh bien!... je resterai ici... et les autres..,; s'amuseront sans moi.
JAVOTTE
Eh bien! voilà que vous allez vous faire mal à cette heure?
EMMA, a*ec dépit.
Tant mieux! Je voudrais être malade.
(F.llt s'asseoit sur la causeuse i.)
JAVOTTE
Mais, mais... voulez- vous bien vous taire... Voyez donc comme la voilà rouge!... (ucajoiant.) Allons, ma pe-