I. La Tieille cousiao, Lnula, Cawltafc
LA VIEILLE COUSINE. 149
LA VIEILLE COUSINE
D'une parure de bal ! Vous me trouvez donc tournée pour la danse ?
CAROLINE
Les perles sont si belles!...
Qu'il ne faut pas les laisser cachées... et c'est poui cela que vous les porterez.
CAROLINE
Mais qu'ai-je fait pour mériter?...
LA VIEILLE COUSINE
Que je vous aime? Eh bien! vous êtes de ma famille f n'est-ce point assez, chère enfant? Comptez-vous donc pour peu de chose ces liens de parenté qui nous assurent des protecteurs, qui nous donnent des amis avant que nous ayons pu en choisir ? N'est-ce rien que d'avoir une communauté de nom, d'intérêt, d'honneur? La famille, c'est comme une seconde patrie dans la patrie; les parents, c'est toujours quelque chose de nous-mêmes !
CAROLINE, émue.
Ah! ma cousine... ce que vous dites là... je n'y avais jamais pensé!
LA VIEILLE COUSINE, souriant.
Mais maintenant que vous ne l'ignorez plus, vous prend /ez le collier?
CAROLINE
Vraiment, je ne sais comment vous remercier.
LA VIEILLE COUSINE
En vous dépêchant d'aller le mettre.
CAROLINE, l'embrassant.
Ah! vous êtes trop bonne.
Alors il faudra m'aimer en conséquence.
CAROLINE
Je vous le promets !
LA VIEILLE COUSINE
Et moi, j'y compte; mais vite à votre toilette, avan: que votre mère n'arrive!
CAROLINE
J'y COUrS. (Elle regarde le collier a»ec joie.) Dieu! les jolies perles! (Embrassant encore la vieille cousine.) Oh! ma COUSIUe,
quel bonheur que vous soyez venue !