LES MÊMES, EUGÉNIE, CAROLINE, URSULE
EUGÉNIE, entrant.
Tout est prêt!
URSULE^ accourant par la droite, avec son plat d'entreoi;!^
Mademoiselle! Vile flottante a réussi!
EUGENIE, apercevant madims Lacglois.
Dieu! maman!
URSULE
Madame Langlois!
CAROLINE
Ah! quel malheur! voilà tout découvert!
LA VIEILLE COUSINE
Qu'importe ! on avertira votre mère que c'est une surprise!
I. Madame Langlois, la vieille cousine, Eugénie, Caroline, Ursula.
MADAME LA.r!GLOIS.
D'autant que je savais tout, (a unième connna.) Mais vous étiez donc dans le secret ?
CAROLINE
Je crois bien 1 c'est ma cousine qui m'a fourni une coiffure.
EUGÉNIE
A moi des vers !
URSULE
C'est elle qui m'a battu mes œufs....
MADAME LANGLOIS
De sorte qu'elle vous a toutes aidées à me fêter ! et, comme si ce n'était point assez pour payer sa bienvenue, elle a voulu renoncer aux avantages du procès gagné par son frère; elle vient de nous restituer tout ce qu,e nous avions perdu.
Se peut-il « ?
CAROLINE
Quoi! tant de générosité I.
URSULE
Et mesdemoiselles qui étaient si mécontentas de voir arriver la cousine de Landerneau!
(Mouvement d'embarras d'Eugénie et de Caroline.)
t. Madame L&nglois, Eugénie, la vieille cousine, Caroline, Eriule.
LA VIEILLE COUSINE. 1G7
LA VIEILLE COUSINE, riant.
Ahl bahi est-ce vrai?
MADAME LANGLOIS
C'est la vérité.
EUGÉNIE, Tenant prendre la main de la vieille cousine.
Oui, maintenant que nous ïa connaissons, nous avons tant de honte de nos préventions...
CAROLINE, lui prenant l'autre main.
Qu'elle nous les pardonnera!
LA VIEILLE COUSINE
Je ferai mieux, chères enfants, je vous aimerai, (prensnt îenrs bras sous les siens.) Seulement il faut que ce soit une leçon pour vous; ceci prouve ia vérité d'un vieux proverbe.
D'un proverbe?
CAROLINE
Lequel ?
LA VIEILLE COUSINE
Qu'il ne faut pasjuqer l'arbre d'après l'écvrcë*
ou C'EST L'HABIT QUI FAIT LE MOINE
PERSONNAGES