‹ Théâtre de Lope de Vega. Traduit [en français] (volume 2)Chapitre 139 sur 183 · ULIM · texte numérisé non relu

ULIM

T'obéir, seigneur, est une gloire pour moi.

ALI

11 a opéré h Grenade des cures merveilleuses ; et nous admirons tous le talent avec lequel il devine les choses à l'inspection des mnins ^ Les cœurs les plus fermes en sont effrayés.

LE ROI

Korl bien. - Allez, grand maître, condulscz-le vers Henri.

LE GRAND MAITRE

Viens avec moi.

ZULIM , au lioi.

Que le ciel souverain garde ta vie!

Le Grtnd maître, ZuUm e( Ali sorte Al 1 K KOI.

Pendant que ce Maure va appliquer son art à guérir mon frère, de mon côté, don Arias, je veux voir si je ne pourrais pas adoucir la cruelle.

DON ARIAS

Kt comment, sire?

' AJivinando cotât por Ut manat,

CVsl la ehiromandê.

LE ROI

Écoute. — Elle demeure rue des Armes. H y a deux balcons à la maison , et «ur les balcons sont des vases de fleurs. — Fais-lui porter douze magnifiques tentures de tapisserie »; quelques tableaux dignes d'Apelles, et deux pièces de fine toile et de velours.

DON ARIAS

Les présents adoucissent les cœurs les plus durs.

LE ROI

Je soupçonne que celte femme est pauvre. — Porte-lui mille écus, et deux chaînes de la même valeur-

DON ARIAS

La forteresse va se rendre.

LE ROI

Ce pauvre Henri! novice comme il l'est encore, il ne sait pat comment on se rend les dames favorables.— Belle recommandation auprès d'une inhumaine que d'avoir été saigné 1 — Je compte mieux réussir dans ma cure que le Maure.

Us sorlcnt.

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