‹ Théâtre de Lope de Vega. Traduit [en français] (volume 2)Chapitre 163 sur 183 · L\ÈS · texte numérisé non relu

L\ÈS

Moi, madame?

LÉON ARDA

Pourquoi pas?

INÈS

Et que désirez-vous?

LÉONARDA.

Va le voir, et emporte avec toi ce portrait attaché à ce ruban.

INÈS

Que voulez-vous donc ?

LlêONARDA.

Je voudrais le rendre amoureux de moi. Arrange-toi pour le lui montrer sans me compromettre.

INÈS

Y pensez-vous?

LÉONARDA.

Inès, je le connais sans l'avoir vu. L'éloge que tu m'as fait de lui a rempli mon imagination. — Pourquoi me regardes-tu étonnée? Je veux, je veux l'aimer.

INÈS

Autrefois, madame, vous vous disiez insensible ; n'importe, je vous servirai de mon mieux. Et puisqu'il en est ainsi, veuillez prendre ce diamant qu'il m'a donné.

LÉONAHDA.

Pour moi ?

INJiS.

Oui, madame.

LÉONAHDA.

11 ne manquait plus qut} cela I

INÈS

C'est un gage de tendresse qu'il vous envoie.

LÉONAHDA.

Va. Inès, cours h la prison. Ce cavalier sera mon époui, ou \.u-r nous nous pcrdro:'.s ensemble.

Il y a là un certain Citron aigre-doux, de Séville.

LÉON ARDA

Son valet î

INÈS

El qui me plaît assez.

LlîONARnA.

Si je me perds, souviens-toi bien que lu y auras contribué, et que c'est mon frère qui m'a fait écrire le premier billet.

Ellestorteot.

Page 1