‹ Théâtre de Lope de Vega. Traduit [en français] (volume 2)Chapitre 39 sur 183 · ACTE II , SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE II , SCÈNE IV

LUCLNDO.

Parle-lui donc, Tristan.

TRISTAX.

Elle a disparu.

LUCINDO.

Que faire ?

TRISTAN

Entrez chez elle; je vous appuierai; et ces militaires qui sont Espagnols nous appuieront.

LUCIXDO.

Je vais briser sa porte.

TRISTAN

Vous en avez le droit.

LuaNDO, frappant, Uolàlholà!

Tristan.

Holà 1 ouvrez I

Enlrenl LE CAPITAINE, OROZCO, CAMPUZANO elTREBlSO lépée

à la main.

Quel est le malappris qui a l'audace de frapper ainsi à la porte d'une maison honnête remplie de gens d'honneur? Vive Dieu! je lui apprendrai son devoir.

LHCINDO.

Ce n'est pas moi, seigneurs cavaliers.

LE CAPITAINE

Qui est-ce alors î

TRISTAN

Je soupçonne que c'est un page qui vient de passer et qui portait quatre plats.

LE CAPITAINE

Quatre plats?

TRISTAN

Oui.

LE CAPITAINE

Pour qui?

TRISTAN

Po!r quelque galant probablement. — Et quand il a entendu du bruit, il s'est sauvé.

OROZCO.

A la bonne heurel car il n'aurait pas été bien reçu. Ilelournons dtner, mes amis.

Le Cai>ilaine, Orozco,Cainpuzano cl Trebia© rentrent ilans la maison.

Elle m'a pris habilement avec son hameçon. Insensé! comme 'imprudent pèlerin qui suit les bords du INii, je me suis laissé at-

58 L'HAMEÇON DE PUEMCE.

lendrir par les larmes du crocodile, et il m'a dévoré pour récompcMiScl 0 ciel puissant! considérez ma confiance et son artitlce; considérez que je retourne en mon pays plein d'amour et sans argent; et vengez-moi de l'hameçon de celle femme!

TRISTAX.

Adieu, Sicile i adieu, lie d'embûches! adieu, port de Palermc où «e réfugient les pirates!... Adieu, Phénice! adieu, chat délié! adieu. >ilain matou dont les ruses doivent servir d'enseignement à la jeunesse! Puisse le ciel permettre qu'avant un mois d'ici ta peau serve de fourrure à un vieil avare libertin * 1

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