I.ALUENCIA
Que toutes réunies nous montrions au monde comment nous vengeons notre honneur. — Jacinthe, l'outrage que tu as reçu m'engage à te confier le commandement d'une compagnie. Jacinthe.
Celui dont lu as été victime n'est pas moindre.
lAURENCIA.
Pascale, tu porteras l'étendard.
PASCALB.
Je serai digne d'un tel honneur, et je vais de ce pas prépvei une bannière.
LAUnSNCIA.
Marchons, notre voile nous en servira.
PASCALE
Nommons un capitaine.
LAURB.<raA.
C'est inutile.
PASCALE
Pourquoi ?
LAURB\aA.
C'est moi qui vous conduirai; car je me sens la valeur du Ckl.
Ellet «oneat.
SCi-ÎSE II.
Daot U Baison du Goanutudear.
cnlrenl LE COMMANDEUR, FLOREZ, ORTUSO, CIMBRANOS, et FRONDOSO, les mains allachécs.
LE COMMANDEUR
Pour mieux le punir, j'entends qu'il soit suspendu par la corde qui lui lie le bras.
FRONDOSO
Ah! monseigneur, ce serait indigne de votre sang, de votre nom.
LE COMMANDEUR
Ou'on se hâte! — Allez le pendre au premier créneau.
FIIONDOSO.
Jamais, croyez-le, jamais je n'ai eu l'intention de vous tuer.
On entend du bniiU FLOREZ.
Ventends du bruit.
LE COMMANDEUR
{u'est-ce donc?
FLOREZ
nous faudra surseoir à l'exécution de votre sentence.
ORTUNO.
Voilà qu'on brise les portes.
Nouveau bruit du dehors.
LE COMMANDEUR
Quoi! la porte de ma maison!... d'une maison qui appartient à la commanderie!
FLOREZ
Tout le peuple se précipite en masse.
JUAN, du dehors.
Rompez, renversez, brisez ces portes. Si elles résistent, mettez-y le feu.
ORTUXO.
Il est difQcile de contenir une insurrection populaire.
LE COMMANDEUR
Quoi ! le peuple e.«l soulevé ?
FLOREZ
Déjà leur fureur a renverse les portes.
LE COMMANDEUR
Déliez ce jeune homme. — Va, Erondoso, va calmer cet insolent alcade.
FRONDOSO
J'y vais, seigneur; car c'est leur attachement pour moi qui les « soulevés.
11 sort.
MENGO , du dehors. Vivent Ferdinand et Isabelle! et meurent les traîtres!
FLOREZ
Seigneur, au nom du ciel, qu'on ne vous trouve pas ici !
LE COMMANDEUR
Cette chambre est bien défendue, et s'ils éprouvent de la résistance, ils ne tarderont pas à se lasser.
îJÔ FONTOVPJUNK.
PLOnEZ.
Lorsque les peuples offensés se soulèvent, ils n'abandonnent jamais leur entreprise qu'après avoir obtenu satisfaction.
LB COMUANDEUR.
Kh bien ! mes amis , défendons cette porte comme l'entrée dtin fort.
FROXDOSO, du dehors.
Vive Fonlovéjune !
LB COMMANDEUR
I.e beau chef qu'ils ont làl... J'ai envie de faire une sortie et de tomber sur eux.
FLOREZ
Modérez-vous, monseigneur.
Enlrenl LES HABITANTS DE FONTOVÉJUNE.
ESTliVAN.
Amis, voilà le tyran et ses complices. — FontoTéjune! etmearent les tyrans I
LB COMMANDEUR
Peuple, écoutez.
TOUS
Des hommes outragés ne peuvent rien entendre.
LE COMMANDEUR
Si j'ai commis quelques fautes, dites-les-moi , et, foi de chertlier, je m'engage a les réparer.
TOUS
Fontovéjunel Vive Ferdinand î meurent les traîtres et les mauvais chrétiens !
LB COMMANDEUR
Vous ne voulez donc pas m'écouter i — C'est moi c'est voire seigneur qui vous parle.
TOUS
Non pas! notre seigneur c'est le roi catholique.
LE COMMANDEUR
Lcoutcz-moi , vous dis-je.
TOUS
I^ontovéjunel meure Fernand (lonioz!
Uri
SCLiNL lU.
Dao* ta nie.
Enlrenl LAURENCÎA, PASCALE, JACINTHE, etlc»ti:rec Pemir^.