‹ Théâtre de Lope de Vega. Traduit [en français] (volume 2)Chapitre 86 sur 183 · I.ALUENCIA · texte numérisé non relu

I.ALUENCIA

Que toutes réunies nous montrions au monde comment nous vengeons notre honneur. — Jacinthe, l'outrage que tu as reçu m'engage à te confier le commandement d'une compagnie. Jacinthe.

Celui dont lu as été victime n'est pas moindre.

lAURENCIA.

Pascale, tu porteras l'étendard.

PASCALB.

Je serai digne d'un tel honneur, et je vais de ce pas prépvei une bannière.

LAUnSNCIA.

Marchons, notre voile nous en servira.

PASCALE

Nommons un capitaine.

LAURB.<raA.

C'est inutile.

PASCALE

Pourquoi ?

LAURB\aA.

C'est moi qui vous conduirai; car je me sens la valeur du Ckl.

Ellet «oneat.

SCi-ÎSE II.

Daot U Baison du Goanutudear.

cnlrenl LE COMMANDEUR, FLOREZ, ORTUSO, CIMBRANOS, et FRONDOSO, les mains allachécs.

LE COMMANDEUR

Pour mieux le punir, j'entends qu'il soit suspendu par la corde qui lui lie le bras.

FRONDOSO

Ah! monseigneur, ce serait indigne de votre sang, de votre nom.

LE COMMANDEUR

Ou'on se hâte! — Allez le pendre au premier créneau.

FIIONDOSO.

Jamais, croyez-le, jamais je n'ai eu l'intention de vous tuer.

On entend du bniiU FLOREZ.

Ventends du bruit.

LE COMMANDEUR

{u'est-ce donc?

FLOREZ

nous faudra surseoir à l'exécution de votre sentence.

ORTUNO.

Voilà qu'on brise les portes.

Nouveau bruit du dehors.

LE COMMANDEUR

Quoi! la porte de ma maison!... d'une maison qui appartient à la commanderie!

FLOREZ

Tout le peuple se précipite en masse.

JUAN, du dehors.

Rompez, renversez, brisez ces portes. Si elles résistent, mettez-y le feu.

ORTUXO.

Il est difQcile de contenir une insurrection populaire.

LE COMMANDEUR

Quoi ! le peuple e.«l soulevé ?

FLOREZ

Déjà leur fureur a renverse les portes.

LE COMMANDEUR

Déliez ce jeune homme. — Va, Erondoso, va calmer cet insolent alcade.

FRONDOSO

J'y vais, seigneur; car c'est leur attachement pour moi qui les « soulevés.

11 sort.

MENGO , du dehors. Vivent Ferdinand et Isabelle! et meurent les traîtres!

FLOREZ

Seigneur, au nom du ciel, qu'on ne vous trouve pas ici !

LE COMMANDEUR

Cette chambre est bien défendue, et s'ils éprouvent de la résistance, ils ne tarderont pas à se lasser.

îJÔ FONTOVPJUNK.

PLOnEZ.

Lorsque les peuples offensés se soulèvent, ils n'abandonnent jamais leur entreprise qu'après avoir obtenu satisfaction.

LB COMUANDEUR.

Kh bien ! mes amis , défendons cette porte comme l'entrée dtin fort.

FROXDOSO, du dehors.

Vive Fonlovéjune !

LB COMMANDEUR

I.e beau chef qu'ils ont làl... J'ai envie de faire une sortie et de tomber sur eux.

FLOREZ

Modérez-vous, monseigneur.

Enlrenl LES HABITANTS DE FONTOVÉJUNE.

ESTliVAN.

Amis, voilà le tyran et ses complices. — FontoTéjune! etmearent les tyrans I

LB COMMANDEUR

Peuple, écoutez.

TOUS

Des hommes outragés ne peuvent rien entendre.

LE COMMANDEUR

Si j'ai commis quelques fautes, dites-les-moi , et, foi de chertlier, je m'engage a les réparer.

TOUS

Fontovéjunel Vive Ferdinand î meurent les traîtres et les mauvais chrétiens !

LB COMMANDEUR

Vous ne voulez donc pas m'écouter i — C'est moi c'est voire seigneur qui vous parle.

TOUS

Non pas! notre seigneur c'est le roi catholique.

LE COMMANDEUR

Lcoutcz-moi , vous dis-je.

TOUS

I^ontovéjunel meure Fernand (lonioz!

Uri

SCLiNL lU.

Dao* ta nie.

Enlrenl LAURENCÎA, PASCALE, JACINTHE, etlc»ti:rec Pemir^.

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