I.AURKNriA
Faites halte ici, femmes vaillantes, braves soldats. Ici est notre Hpérance.
jouRNti': m, SCÈNE m. 137
l'ASCALK.
Nous serons femmes pour la vengeance. Point de pitié pour lui Il nous faut tout son sang.
LAURENCIA.
Quand on le précipitera par la fenêtre, recevons-le sur le fer de nos lances.
JACINTHE
Toutes nous partageons ta résolution.
ESTÉVAN , du dehors.
Meurs , traître commandeur !
LE COMMANDEUR, du dekors.
ie meurs!... Grâce, ô mon Dieu! j'espère en ta miséricorde.
BARRII.DO, du dehors.
Voilà Florez.
MENGO , du dehors.
Frappez le coquin. C'est lui qui frappait le plus fort quand son maître me Gt fouetter.
FRONDOSO, du dehors.
Ma vengeance ne sera accomplie que lorsque je lui aurai arraché l'âme.
LAURENCIA.
Entrons, entrons nous aussi.
PASCALE
Attendons. Nous devons garder la porte.
BARRiLDO , du dehors.
Non , messieurs les petits marquis , ce n'e§t pas avec des larmes que l'on peut m'émouvoir à présent.
LAL'UENCLA.
Pascale, il faut que j'entre. Mon épée ne veut pas plus longtemps rester dans le fourreau inactive.
Elle sort.
BARRILDO , du dchors.
Voilà Ortuîîo.
FRONDOSO, du dehors.
Fcndez-Iui la tôle.
Entrent FLOREZ, en fuyant, cl MENGO, qui le poursuit. FLOREZ.
Grâce! grâce, Mengo! je ne suis point coupable.
MENGO.
Quand bien même tu ne lui aurais pas servi d'entremetteur ^ c'est assez, misérable, que tu m'aies fouetté.
PASCALE
Arrête, Mengo, je t'en prie, livrc-nous-le à nous autres femmes.
* Le mot Jont se sert Mengo est beaucoup plus Tort; c'est le mot akakuete , dont BOUS avoDi dcÀà d't plusieurs Tois le véritable sens
t38 FOMOVÉJUNE.
MENGO.
K'ii bien ! lenci , le voilà. J'espère que vous le châtierez comoM il mérite.
PASCALE
Je vengerai les coups que tu as reçus.
G'est ce que je disais.
JACINTHE
Allons! mort aux traîtres!
FLOREZ
Périr par la main d'une femme!
JACI>miE.
N'est-ce pas trop d'honneur pour loi?
PASCALE
C'est là ce qui l'afflige ?
JACINTHE
Meurs , vil agent de ses plaisirs.
PASCALE
Meurs, traître! meurs, infâme 1
FLOREZ
Pitié, pitié, mesdames.
ilUBM.
Entrent ORTUSo, et LAURENCIA qui le pourMill. ORTOSO.
Songez que ce n'est pas moi.
LAUREXaA.
Jb „é\s qui tu es. ( Elle le frappe. ) Venez î venez I Teignons noi amies victorieuses dans le sang de ces misérables 1
Je mourrai en tuant i.
TOUTES
►"onlovéjune ! et vive Ferdinand !
Elle* sortent.