SCÈNE VIL
\.a l'Iacc ito Foiiiovi<jiice.
llr.lri' LAI'IIKNCIA.
LAi;i'.F.NCLl.
Onclle peine cruelle pour un caur épris de craindre pour l'objet aimé! — d'autnnl <pio celui qui redoute un m.ilheur pour ce qu il aime, sent iiuginenier son amour avec sa crainte. — Plus l'amour est dévoué, plus il est capable d'éprouver d'inquiétudes. Il n'c>i point de peine légère |)our une véritable alTcclion, et les moindres soupçons de^io^lnenl d horribles angoisses. — J'adore mon épouv : et les circonstances où nous sommes me condamnent a trembler pour lui, à moins que le destin ne le favorise. — Sans cesse combattue entre mon amour et mes craintes, — s'il demeure ma peine «st crtniuc, et s'il s'éloigne je meur> de douleur*.
Entre FRONDO.vO.
FRO.XDOSO.
Ma chère Laurencia I
LAURKNCIA.
0 mon époux bien aimé! comment oses-tu rester ici?
FRONDOSO
C'est mon amour qui m'cmpéchc de t'obéir.