ACTE II, SCÈNE II
FRÈRE BUTL.
Quelle est donc la gloire immortelle que le ciel t'a réservée, 6 Colomb! Personne ne t'a précédé, et tu n'auras point de successeur.
COLOMB
Allons prendre nos armes. {S' exclamant.) Nouveau monde!
TODS.
Nouveau monde !
Il* t'ëloignent.
Eolrent LES INDIENS, qui s'avancent avec inquiétude vers la croii. DULCAN.
!s sont retournés vers la mer.
TAPIKAZU*
Vois ce qu'ils ont laissé.
TACUANA.
Qu'est ceci?
TAPIRAZU.
C'est un morceau de bois.
DULCAN.
En effet. — Alors je vais le toucher.
TAPIRAZU.
Touche-le.
DULCAN.
Je l'ai touché. Touche-le à ton tour. — Touchez tou5v — Oui, vraiment, c'est du bois.
TACUANA.
Comme il brille !
DULCAN.
Les yeux peuvent à peine en supporter l'éclat. Pourquoi l'a-t-on placé ici?
TAPIRAZU.
Voyez : il y a trois morceaux de fer qui y sont cloués , l'un au pied, les deux autres sur les côtés.
DULCAN.
Je devine pourquoi.
AUTI^.
Tu peux nous l'apprendre.
DULCAN.
Ceux qui viennent de naviguer sur la mer, bien longtemps peut être, l'auront, au moyen de ces clous, fixé sur le sable pour mettre à terre leurs maisons qui sont sur la mer, en attachant les cordes à ces fers.
Airri.
11 a raiiOD.
mn.CAx.
Ils se mcllront où nous sommes, et les tireront jusqu'ici. '
TAPIRAZU.
Eh bien! qu 'attends-tu ? Donne l'ordre que ce bois soit arraché.
nULCAN.
Il dit bien. Mettons-nous tous après.
TACUANA.
Sur ma vie! il me vient à l'idée que nous nous abusons, et qu« nous faisons mal en tirant d'ici ce bois.
DULCAN.
Et comment?
TACUANA.
Ce doit être quelque chose de sacré.
TAPIRAZU.
Tu plaisantes, belle Tacuana.
TACUANA.
Ne le vois-tu pas resplendir?
TAPIRAZU.
C'est sans doute quelque tour qu'ils ont élevée là pour voir au loin le pays 2.
DOLCAN.
Il dit bien. Et ils voudront regarder de là leurs maisons, la mer
c\ la î;laj^e.
AUTI^..
Moi, je pense que c'est une machine au moyen de laquelle ils veulent connaître le cours du soleil en jugeant des heures d'après son ombre.
Entre MARÉAMA.
MARÉAIIA.
Que faites-TOus ici, caciques? — lis vont revenir, ceux qui ont des cheveux sur le visage.
TACUANA.
Est-ce que tu les as vus, Maréama?
mariUma.
Oui , je les ai vus ; car ils sont sortis de leurs logis (loltants et reviennent à terre.
DUI.CAN
Soleil , juge des hommes, double la force de mon bras , et si C4U gens-là ne sont pas des dieux, donne-moi sur eux la viGtotr«.
* Sin duda que tt ataXaya
Para tubirtê iobrt ella.
Vatalaya ëtait une tour d'ioTcnlion arabe, et nous co tvoot dit l'usage et le but «o traduisant eu deux vert.