ACTE, à part
II n'a pas encore fini de parler ; je commence à craindre queKque chose,
FRÈRE BUYL , Hsa7lt.
«Suivant mon habitude, et afin que vous vous aperceviez le moi
possible de la stérilité de ce pays, je vous envoie douze olives.»
{A Auté.) Donne moi cela. — D'où vient ton trouble? {Il compte lei
olives.) Comment! tu en as mangé quatre?
AUTÉ, a part.
Eh bien! il m'a encore vu, quoique je l'eusse couvert. {Haut.) C'est que, mon père, comme elles ont été dans l'eau, elles se sont gâtées, et je les ai jetées pour qu'elles ne gâtassent pas les autres.
FRÈRE BUYL.
Je sais ce qui en est; et si tu recommences, je te châtierai comme tu le mérites.
AUTÉ.
Je ne me fierai plus jamais au papier.
Entrent TAPIRAZU et un grand nombre d'Indiens.
TAPIRAZU.
Allons tous avec lui pour lui voir tenir sa promesse, car il a dit que ce Dieu devait descendre dans ses mams.
FRÈRE BUYL.
Mes enfants, mes chrétiens bien-aimés.
TAPIRAZU.
Nous allons avec toi, mon père?
FRÈRE BUYL.
Oui, mes enfants, pour entendre la messe... Y a-t-îl dcR csnolp pour tous?
TAPIRAZU*
Nous en aurons. Dites-nous ce qu'il faut faire.
FRÈRB BUYL.
Vous n'avez qu'à m'accompagner, et à piicr pendant le voyajre.
274 LA DliCOUVERTE DU NOUVEAU MONDE.
TAPIRAZU.
Eh bien, nous sommes prêts.
FRÈRE BUYL.
Alors partons.— El répétez ce que dis : —Je croîs en Dieu...
TOUS
ie crois en Dieu...
FRÈRE BUTL.
... Le Père tout-puissant.
TOUS
Le Père tout-puissant.
FRÈRB BUTL.
C'est en prononçant ces paroles qu'il vous Taudra entrer dans l'église. {À part.) Seigneur, puisque vous les avez rachetés, remplissez-les de votre esprit; et puisque vous avez donné votre sang pour eux, donnez-leur l'eau du baptême. (Aux Indiens.) Dites tous les mêmes paroles que moi sur mer comme sur terre.
TAPIRAZU.
De grâce, enseignez-nous.
FRÈRE BUTL.
Notre Père qui êtes aux cieux...
TOUS
Notre Père qui êtes aux cieux...