‹ Théâtre de Lope de Vega. Traduit [en français]Chapitre 74 sur 150 · TRI.LO · texte numérisé non relu

TRI.LO

Je vous ferais pendre aux créneaux de mon chèteau.

P^.LAGB.

Grand merci I ce n'est pas ma fête aujourd'hui.

TELLO

ftiais sortez . sortez au plus tôt , et ne demeurez pas plus longtemps sur mes terres; sans quoi je vous fais mourir sous le béton. — Les scélérats! les insolents!... des hommes de cette espèce oser l'attaquer à moi!

PELAGE

Sa seigneurie a raison , et nous avons eu tort de venir l'ennuyer

TELLO

Vilains rustres, s'il m'a plu de vous enlever cette femme, je suis qui je suis ; et ici je commande, ici je règne comme le roi don Alphonse en Caslille. Ce n'est pas à ses aïeux que les miens furent redevables de ces terres. Eux-mêmes les conquirent sur les Maures.

PELAGE

Oui, ils les ont conquises sur les Maures, et même sur les chré' liens , et votre seigneurie ne doit rien au roi.

TELLO

Je vous le répète, je suis qui je suisi

Saint Macaire, comment tout ça finira-t-il?

TELLO

Rende» grâce à ma modération si je ne vous tue pas. — Moi, que je vous rende El vire? — 11 ne tient à rien... Mais non, je ne veux pas salir mon épée dans un sang aussi vil l

Usort.

PELAGE

Ma foi, il a bien fait de ne pas la salir

SANCHE

Eh bien , Pelage, qu'en dis-tu ?

PELAGE

Que nous voilà bannis de la Galice.

SANCHE

Je n'en reviens pas. Quoi ! parce qu'il a une demi-douzaine de vassaux cet homme s'imagine qu'il peut désobéir au roi'. Vive Dieu!....

Page 1