LE I\OI
Le ciei sait, comte, à quel point m'est précieuse l'affection de ma mère.
LE COMTE
Sire, je respecte vos motifs. Vous montrez en tout votre ÎDCom- |iarable vertu.
LE ROI
Ma mère, il est vrai, m'a causé beaucoup de chagrins; mais enfin elle n'en est pas moins ma mère.
Entrent SANCUE el PELAGE.
Tu peux avancer.
SANCUE.
Je vois, Pelage, celui à qui j'ai donné toute mon âme. Je vois ce soleil castillan, ce Trajan généreux, cet Hercule chrétien, ce César espagnol.
PELAGE
Moi je n'entends rien à l'hisluirc ni à toutes ces litanies; mais je vois dans ses mains bcaucuup de raies qui sont autant de signes de victoires. Va vers lui , prosterne-loi à ses pieds, et baise sa puissante main.
SANCHB.
Souverain empereur, invincible roi de Castillc, permettez-moi de àiàiseï vos pieds, sous lesquels on verra bienldt, j'espère, Grenade el Séville. — Me reconnaissez-vous?