SCÈNE IV
Ua« tallc do cbltrau de doa Tdlo.
Entrent ELVIRE, DON TELLO cl FELICIANA.
KLVIRE.
0 ciel! prolége-mol , car il n'est plus de protection pour moi sur li terre.
Elle t'cntaiu
Il faut que je la tue.
FELICIANA.
Arrête, mon frère, contiens- toi, de grâce
TELLO
Prenez garde, Feliciana, ne me poussez pas à bout.
FELiaANA.
Je vous en supplie comme femme , je vous en supplie comme sœur.
TELLC
Malédiction sur l'insensée qui, préoccupée d'un misérable amour, ose ainsi mépriser, dédaigner son seigneur, sans que rien puisse vaincre son orgueil! Mais qu'elle n'imagine pas m'échapper. Elle
sera à moi ou périra.
Il son.
Enlrc CELIO.
CELÎO.
Je ne sais , madame, si je suis sous l'empire d'une vaine crainte, mais il se trame quelque chose. Nuno est occupé à recevoir des hôtes de qualité.... Sanche est venu dans le village, et l'on dit qu'il est allé une seconde fois à la cour.... Jamais il n'y a eu un pareil mystère dans cette maison.
FELICIANA.
Tu aurais dû, Celio, puisque tu avais des soupçons, imaginer quelque prétexte pour entrer chez Nuîîo et voir ce qui s'y passe.
CELIO
J'ai eu peur de le fâcher; il n'aime pas à voir les gens du château.
FEI.TCIANA.
Il faut que j'avertisse mon frère; car ce jeune rustre ne manque ni d'esprit naturel ni de résolution , et qui sait ce qu'il aura tenté? — Toi, Celio, demeure ici, et si quelqu'un venait, appelle-moi.
Elle k: t.
CEIIO.
La mauvaise conscience est toujours craintive; et, d'ailleui», ud crime comme celui de don Tello demande vengeance au ciel.
Enlreot LE ROI, les Seigneurs et SANCBE. LE ROI.
Entrez, et faites ce que j'ai dit.
CELIO , à part.
Qui sont ces gens-là ?
LE RO!
Appelez quelqu'un.
SASCIIE.
Cet homme, sire, est un domestique de don Tello.
LE ROI
Holà! gentilhomme, écoutez.
CELIO
Que me youlez-vous ?
LB ROI
Avertissez don Telle que je suis Tenu de la Castiile, et que je feux lui parler.
CBLIO.
Et qui dirai-je qui m'envoie ?
LK ROI
Moi.
CELIO
Vous n'avez pas d'autre nom ?
LE ROI
Pas d'autre.
CELIO, à part.
Moi , — tout court , et cette taille imposante I ( Ilaut). Puisque vous le désirez ainsi , je vais dire à monseigneur que Moi est à sa porte.
Il ton.