‹ Théâtre de Lope de Vega. Traduit [en français]Chapitre 83 sur 150 · ENRIQUE · texte numérisé non relu

ENRIQUE

Le voilà parti.

LE COMTE

Je crains que don Tello ne fasse quelque fâcheuse réponse. Vous eussiez mieux fait de vous déclarer.

LE noi.

Non, il me devinera. Sa conscience effrayée lui dira que je suis le seul qui puisse ici m'appclcr Mui.

Entre CELIO.

CELIO

J'ai dit votre nom à don Tello, mon seigneur, et il m'a répondu que vous pouviez repartir; qu'a peine il pourrait lui-même s'appeler ainsi dans ce château où il est le maître , et que par les lois divines et humaines, il n'existe d'autre Moi que Dieu dans le ciel et le roi sur la terre.

Eh bien, dites-lui que je suis uu alcade du palais.

CKLtO.

Je vais l'en informer.

LF ROI.

Allez au plus vile.

Celio lorC LK COMTE.

L'écuyer avait l'air troublé.

KNUIQIE.

C'est ce nouveau titre qui a produit cette impression.

JOURNlîE III , SCENE IV. 213

SANCHE

Nuno est ici, et j'attends votre permission pour le faire entrer, si vous le trouvez bon.

LE ROI

Qu'il vienne et qu'il soit témoin de ce qui va se passer. Après avoir eu sa part de l'ofifense, il est bien juste qu'il l'ait aussi de la réparation.

SANCHE

Venez, Nuno, et de là où vous êtes, regardez.

Enlrenl ISU5lO, PELAGE et les Paysans.

NUNO

Ce n'est pas sans inquiétude que je me vois dans la maison de cet audacieux. Vous tous, gardez le silence.

JUANA

Il sera difficile à Pelage de se taire.

J'ÉLAGE.

Eh bien, vous vous trompez; je ne parlerai pas plus qu'une statue.

NUNO, à part.

Ne s'être fait accompagner que de deux hommes ! voilà du courage!

Entrent FELICIANA, DON TELLO et des Domestique»

FELICIANA.

Arrêtez, mon frère; prenez garde à ce que vous faites. Où alleivousî

TELLO, au Roi.

Est-ce vous, par hasard, qui êtes l'alcade de Castille, qui me cherche?

LE ROI

Est-ce que ma visite vous étonne?

TELLO

Oui, et beaucoup, vive Dieu 1 si vous savez qui je suis ici.

LE ROI

Vous êtes un vassal du roi, et vous devez obéissance et respect » qui se présente en son nom. comme vous les devez à lui-même.

TELLO

Cependant à mes yeux la différence est grande. — Mais enfin où est votre vare?

Elle est encore dans le fourreau; mais elle en sortira bientôt, fft vous verrez alors ce qui arrivera.

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