‹ Théâtre de Lope de Vega. Traduit [en français]Chapitre 88 sur 150 · LK DUC · texte numérisé non relu

LK DUC

Cependant, sire, il doit y avoir auel4ue chose dans un homme si fier et si résolu.

LE ROI

Laissons cela, duc; il n'est pas convenable que j'en entende davantage. {À Colomb.) Va-t'en, Colomb, va-t'en conter tes merveilles en Castille, où l'on est plus crédule. Quant au Portugal, je désire que tu n'y demeures pas plus longtemps.

Le Roi et le Duc torlent.

COLOMB

Le ciel garde votre vie 1 — Eh bien, Barthélémy, tu le vois, mon espérance, née de la mer, vient d'y retomber... Qu'allons-nous faire?

BARTn^LBMT.

Si tu l'approuves, je pars à l'instant pour l'Angleterre.

COLOMB

Moi, je vais en Câstille, car c'est le pays pour lequel j'ai le plus de sympathie. Si le roi n'a pas accepté mon projet, lu me retrouveras à ton retour, soit à San-Lucar, soil à Puerto, où je t'attendrai*.

BAIITHÉLEMT.

Le roi Henri Vil est vanté partout comme un habile cosmographe, et je suis persuadé qu'il agréera une entreprise où il verra tant de profit.

COLOMB

Je lâcherai de parler au roi d'Kspagne. Seulement je crains qu'il n'ait trop d'occupation sur terre pour donner les mains à une entreprise maritime : car la guerre de Grenade absorbe sa pensée, son trésor et son peuple, cl il aimera mieux conquérir le pays où il règne qu'un pays idéal. - Mais je verrai les ducs de Medina-Sidonii et de Medina-Celi.

BARTHÉLÉMY

Eh bien, embarque-toi sans retard.

' Son lucar de Darranuda el Puerto •*» Santa Maria (Porl Skinle-Mariel, fille* cl ))orU de mer en Auilalouiie.

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