ACTE III, SCÈNE II
Nul n'a rempli pour vous le devoir respecté ! Qui vous nourrit?
ZARÈS
Les dons du passant que j'implore, Pauvre, demandant peu, recevant moins encore, Satisfait cependant.
NJÉALA.
O dieux , que je vous plains !
Vous venez visiter les tombeaux de nos saints , Consulter le grand-prêtre, ou bien votre vieillesse D'un long pèlerinage accomplit la promesse?
ZARÈS
Non.
Que cherchez- vous donc ?
ZARÈS
Un bien que j'ai perdu.
NJÉALA.
S'il dépend d'un mortel, il vous sera rendu. Faut-il armer pour vous l'autorité suprême? Mon père est tout-puissant.
ZARÈS
Vous l'aimez, il vous aime. . .
Ne le quittez jamais !
*3o LE PARIA.
NE AL A
D ou vient que vous pleurez ?
ZARÈS
Hélas ! c'est malgré moi.
NÉALA.
Mais, si vous l'implorez, Akébar va d'un mot finir votre misère.
z Anes.
Un seul homme le peut : il le voudra, j'espère... Le chef de vos guerriers.
NÉALA.
ZARES.
C'est lui.
NÉALA.
Vieillard, pour le fléchir empruntez mon appui.
ZARÈS : il se lèye.
Il est connu de vous ?
NÉ AL A
Aujourd'hui Phyménée Pour jamais à la mienne unit sa destinée.
ZARÈS
Je n'ai plus qu'à mourir.
PfÉALA.
Vous vivrez s'il m'entend.